“Ya Lebnan Ya Baladi (Ô Liban Mon Pays)”, ma 5e chanson de l’année, est née d’un refus, celui de faire de la résilience une destinée. À force de célébrer les peuples pour leur capacité à se relever, on finit parfois par oublier leur droit à ne plus tomber. Pour moi, l’art engagé commence là, non pas dans les slogans, mais dans la possibilité de nommer ce qui blesse, de contester ce qui paraît inévitable, et de préserver, malgré tout, une idée exigeante de la paix et de la justice. Cette chanson est ma manière de dire que le Liban mérite davantage que notre courage; il mérite une vie ordinaire, entière, enfin habitable.
Voix : Mésange Bleue (Pamela Chrabieh), augmentée par IA
Concept et réalisation : Mésange Bleue
Paroles et mélodie : Mésange Bleue
Composition finale : IA en dialogue avec Mésange Bleue
Visuels : vidéos originales
© Tous droits réservés – Mésange Bleue (Pamela Chrabieh)
PAROLES:
On nous dit : vous êtes si forts,
vous revenez toujours encore,
vous faites du café le matin
quand la nuit a tremblé trop loin.
Mais moi, je ne veux plus apprendre
à sourire au milieu des cendres.
Je veux une maison, une saison,
un peu de paix à l’horizon.
Ya Lebnan, ya baladi,
salam, salam.
Ya Lebnan, ya albi,
salam.
Nous avons droit à la douceur,
à un pays qui garde son cœur,
aux oliviers dans le vent,
aux rêves tranquilles des enfants.
Que le ciel redevienne le ciel,
sans menace au-dessus de nos ailes.
Nous ne demandons pas beaucoup :
vivre entiers, simplement, debout.
Ya Lebnan, ya baladi,
salam, salam.
Ya Lebnan, ya albi,
salam.
Chaque pierre connaît une voix,
chaque arbre se souvient de nos pas.
Je ne veux plus qu’on nous admire
pour tout ce qu’on peut reconstruire.
Je veux le temps de respirer,
le temps d’aimer sans calculer.
Ya Lebnan… ya albi…
salam… salam…
Que le ciel redevienne le ciel,
et demain, enfin, nous appartienne.

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