Repenser la gestion de la diversité religieuse et culturelle entre le Liban et le Canada

Les cas d’étude et de comparaison entre le Canada et le Liban ne sont pas récents, et suscitent encore aujourd’hui l’engouement de plusieurs chercheurs, vu que ces deux pays sont marqués par la diversité religieuse et culturelle. Une diversité qui pourrait constituer un terreau de dissensions, ou une pratique et un horizon de convivialité et de paix.

Au Liban, des individus et des organisations non-gouvernementales revendiquent des changements dans la gestion de la diversité. Au Canada, avec les revendications particulières de communautés religieuses et culturelles, ainsi que l’intégration de l’expression du phénomène religieux dans l’espace public comme dans les secteurs académiques, médiatique et juridico-politique, les défis de non-discrimination sont multiples.

En fait, tant au Liban qu’au Canada, on cherche continuellement à repenser la place du religieux dans l’espace public et à réformer le système de gestion des composantes de ces deux pays, tellement différents mais aussi semblables à bien des égards.

(Extrait de mon introduction à la 4e table-ronde du colloque “Les communautés de l’Etat du Liban” à l’USEK, 22 mars 2019)

Du choc des titans et de la culture de la guerre

Mon article paru ce matin dans l’Orient-le-Jour (Beyrouth – Liban) sur la nécessité de déconstruire la culture de la guerre et d’édifier une culture de la paix. C’est le énième article que je publie sur ce sujet depuis les années 90. La guerre est continue au Liban. Elle n’est pas que physique, elle est surtout psychologique et culturelle.

Voilà des années que le Liban vit au rythme de guerres de paroles, de mémoires meurtries, d’identités meurtrières, d’autoritarisme et de crises sociopolitique, économique et environnementale.

Dans cette saga libanaise aux allures de choc de titans, les héros ont bel et bien disparu, laissant la place aux fanatiques, démagogues, corrompus, méduses, sorcières du Styx, montagnes de détritus, scorpions monstrueux, sacrifices humains et maléfices de Hadès.

Près de trois décennies après la fin des combats, il est triste de constater que le pays n’est pas en mode « postguerre ». En fait, la guerre est continue, et les leçons qui auraient dû être tirées n’ont pas pu l’être, justement parce qu’une véritable construction de la paix n’a pas eu lieu, et ce en dépit des initiatives de certains groupes et individus œuvrant pour la convivialité et un système sociopolitique aconfessionnel assurant l’unité dans la diversité des voix(es) libanaises. Une chose est de faire taire les canons, de faire disparaître les frontières territoriales et de constamment faire miroiter bonheur et prospérité ; une autre est de renouer le contact entre les communautés et d’établir des liens solides au-delà des dissensions et des clivages.

Comment penser et vivre une catharsis salutaire lorsque le Kraken de la culture de la guerre constitue la toile de fond du Liban contemporain? Cette culture s’impose comme réalité du quotidien physique et virtuel. Avec son cortège de djinns et de démons, elle enflamme les esprits, sème la zizanie et ravage les vies. Elle est à la fois le produit et le producteur de choc de titans, un cercle vicieux formé d’oppresseurs et d’opprimés, d’accapareurs de pouvoir, de démunis et de boucs émissaires.

Chaque instant qui passe sous l’emprise de la culture de la guerre creuse davantage le fossé entre Libanais, sanctifie l’assassinat du semblable et du différent, transforme le meurtre en devoir, banalise les suicides individuel et collectif, et interdit toute réflexion critique, toute évolution et toute richesse émanant de la diversité.

Tant que la culture de la guerre sévit dans les cœurs, les criminels continueront de perpétrer leurs crimes et les victimes de mourir par omission. Tant que cette culture existe, l’étripage des dieux se poursuivra. Tant que l’hégémonie culturelle est celle de la guerre et non de la paix, on ne pourra garder l’espoir face aux bouchons inextricables du passé et à la léthargie étouffante du présent, révéler les non-dits, muer la douleur en souvenir fondateur et retenir la principale leçon de la guerre, de toute guerre : qu’elle ne se reproduise plus.

SOURCE: https://www.lorientlejour.com/article/1157956/du-choc-des-titans-et-de-la-culture-de-la-guerre.html

CAFCAW Meeting in Jordan: Working for the Renewal of Religious Thought in the Arab World

It’s a wrap! #CAFCAW meeting @Dead Sea Marriott Resort & Spa, Jordan, January 2019 
CHRISTIAN ACADEMIC FORUM FOR CITIZENSHIP IN THE ARAB WORLD
– FOUNDING MEMBERS/BOARD
لتجديد الفكر والخطاب الديني في العالم العربي وتعزيز الوجود الفعال المسيحي والعمل من أجل مواطنة الوحدة في التنوع وكرامة الإنسان


Dr. Atef Gendy, Dr. Victor Makari, Maya Khadra, Dr. Mitri Raheb, Dr. Pamela Chrabieh, Mary Mikhael
Image may contain: 6 people, people smiling, people sitting, table and indoor

Learning through Food – Deep Learning in the University Context in the Middle East

Image may contain: text

For those interested in food and education: this article introduces its readers to an interdisciplinary approach in teaching and learning about cultures of Southwestern Asia and North Africa at the American University in Dubai. Selected as one of the United Arab Emirates Innovation Week’s officially registered activities in 2015, this activity combines anthropology of food, sciences of religions, and irenology and is a major application of the peace education pedagogy I have been developing since 2004. The article also presents the preliminary results of qualitative research on the local food cultures’ experiences of more than 500 students from different backgrounds who are enrolled in diverse Middle Eastern studies courses. In my classrooms, students were exposed to—and they told—stories of families, migrations, assimilation, resistance, hybridity, war, and peace and dealt with issues ranging from cultural appropriation to food security and food as an identity marker and the religious significance and representation of food. Class activities such as live food production (e.g., “Hummus Laboratory”), food storytelling sessions, and food diplomacy activities contributed to their learning of local cultures and building peace. Students reported having acquired visceral experiences of foreignness and familiarization, global identity formation, and intercultural dialogue.

Women’s Rights in the Middle East Today: Law, Religion and Culture – Conference

I had the honor of participating in this wonderful gathering of scholars, activists and artists working on gender and women’s rights issues in Southwestern Asia and North Africa. Once again, Dar al Kalima University College of Arts and Culture and CAFCAW have succeeded in challenging the intellect and establishing a dialogue between diverse identities and currents. The conference was successful by the wide range of speakers and by the attendees who contributed to the constructive debates.

We finally presented excerpts of our paper Dr. Nadia Wardeh and I, entitled ‘Against the Current: Religious Authority, Gender and Interreligious Dialogue’. We argued that feminist and liberal thinking/doing interreligious dialogue is a marginalized reality in our region at the institutional level, and particularly when it comes to decision-making tables within and across religious sectarian borders. This is largely unsurprising in so far as the leadership of most religious communities continues to be predominantly male (and patriarchal). The way we see it, there is a need for a shift from complementarianism to egalitarianism, and especially the production and use of Christian and Islamic theologies of gender equality as pillars of thinking and doing interreligious dialogue.

Adams Beach Hotel, Ayia Napa, November 1-4 2018

Learning through Food in Cultural Studies Courses at the Lebanese American University

Food is more than nutrients, and my students at the Lebanese American University have learned this fact by researching, preparing, tasting and sharing stories about foods of the European Renaissance era: lemonades, custards, renaissance crostini, Italian lady fingers, Bianco Mangiare, English pancakes, blueberry cakes, Salami biscuit cakes, and coffee. A festival of palates, senses, symbols and identity markers.