Je tiens à exprimer toute ma gratitude aux initiateurs-trices de l’activité “Créer par vents contraires”, organisée dans le cadre de la Semaine de la Parole 2025 à Québec. Ce fut un véritable honneur de pouvoir présenter mon œuvre, partager ma démarche artistique, et échanger autour du thème de la foi, de la résilience, et de la création en contexte d’adversité.
Je tiens particulièrement à remercier Marie-Josée Poiré et Francis Daoust pour leur invitation généreuse et leur accueil bienveillant. Leur engagement dans la promotion de la parole et de la création m’a profondément touchée, et leur rôle dans la mise en lumière de cet événement a été essentiel. Merci de m’avoir donné l’occasion de participer à cette expérience riche en émotions et en échanges.
Mon œuvre s’inscrit dans une démarche personnelle – en tant qu’artiste, activiste, auteure et chercheure Libano-Canadienne – et spirituelle profondément marquée par mes origines libanaises. Créer dans le contexte du Liban, un pays blessé par des décennies de guerre et de divisions, est un acte de ‘soumoud’, de résilience.
Les paradoxes du Levant – entre effondrement et résistance, entre blessures du passé et espoir pour l’avenir – nourrissent mon art. Inspirée par le passage biblique de Matthieu 14,22-33, j’explore le thème universel de la foi et de la traversée des épreuves, une lutte que je relie à mon expérience et à la complexité de l’histoire de ma région d’origine.
À travers un dialogue entre l’iconographie syriaque et une approche contemporaine, mon œuvre utilise des couleurs vibrantes et des lignes stylisées pour évoquer la tension entre la fragilité humaine et la force de la foi. Les teintes dorées symbolisent l’espérance et la lumière divine, tandis que le bleu représente à la fois le chaos des tempêtes humaines et la profondeur spirituelle. Les visages, de tous genres, âges, … de diverses identités, transcendent les distinctions pour incarner une humanité collective unie dans ses luttes et sa quête de paix et de justice.
Je suis également reconnaissante pour le privilège d’avoir dialogué avec deux artistes remarquables, Annie Claudine Tremblay et Jacques Houle. Leurs œuvres m’ont profondément émue : les ombres et lumières d’Annie-Claudine traduisent la tension entre tempête extérieure et calme intérieur, et la main tendue dans l’œuvre de Jacques illustre la vulnérabilité humaine et l’aide divine. Ces échanges ont enrichi ma réflexion et montré la puissance de l’art comme langage universel.
Enfin, je tiens à remercier toutes les personnes présentes, participants-es et spectateurs-trices, pour leur écoute attentive et leurs réflexions inspirantes. Dans ce contexte québécois, loin du Liban mais ancré dans la même humanité, j’ai ressenti la force de la solidarité et de la parole partagée.


Leave a comment