Liberté d’expression: ne cédons pas à la violence

La rédaction de L’Orient-Le Jour
“Mashrou ‘Leila case Following the cancellation of the Mashrou’ Leila concert “to avoid bloodshed” and after discussion within the editorial office, it seemed to us that to try to stop a risky gear from the start Beyond this affair, to prove fatal for the values that have always been defended by this newspaper, we had to react otherwise than usual. This reaction takes the form of a call (adopted almost unanimously by the editors) to fully learn the lessons of this case, never to let fear triumph. We then wanted to associate with this call, by artisanal ways and in a very short period of time, members of the civil society sharing our indignation (that the potential signatories who were not joined and that we suppose many want well excuse this gap).”

“Affaire Mashrou’ Leila Suite à l’annulation du concert de Mashrou’ Leila « afin d’éviter une effusion de sang » et après discussion au sein de la rédaction, il nous a semblé que pour tenter d’enrayer d’emblée un engrenage risquant, bien au-delà de cette affaire, de s’avérer fatal pour les valeurs défendues depuis toujours par ce journal, il nous fallait réagir autrement qu’à l’accoutumée. Cette réaction prend la forme d’un appel (adopté à une quasi-unanimité par la rédaction) à tirer pleinement les leçons de cette affaire, pour ne plus jamais laisser la peur triompher. Nous avons alors voulu associer à cet appel, par des voies artisanales et dans un laps de temps très court, des membres de la société civile partageant notre indignation (que les signataires potentiels qui n’ont pas été joints et que nous supposons nombreux veuillent bien excuser cette lacune).”

Les signataires
1. La rédaction de L’Orient-Jour
———————————
2. Michel Eddé (PDG de L’OLJ, ancien président de la Fondation et de la Ligue maronites, ancien ministre)
3. Nayla de Freige (administratrice déléguée de L’OLJ ; présidente du Festival de Baalbeck)
4. Michel Hélou (directeur exécutif de L’OLJ)
———————————-
5. Michel-Antoine Abchi (architecte)
6. Shirine Abdallah (activiste)
7. Gaby Abdelnour (investisseur privé)
8. Nada Abdel Samad (journaliste)
9. Nada Abi Akl (journaliste)
10. Élie Abouaoun (consultant)
11. Bassam Accaoui (chimiste)
12. Nidal Achkar (artiste)
13. Etel Adnan (artiste)
14. Adonis (poète)
15. Georges Aftimos (médecin)
16. Misbah Ahdab (gestionnaire)
17. Rasha al-Ameer (chercheuse)
18. Ali el-Amine (journaliste)
19. Asma Andraos (consultante)
20. Chadi Aoun (réalisateur, créateur)
21. Philippe Aractingi (cinéaste)
22. Zeina Arida Bassil (directrice de musée)
23. Nadim Asfar (artiste)
24. Renée Asmar (présidente de la Fondation Cénacle libanais)
25. Wadih el-Asmar (activiste)
26. Roger Assaf (dramaturge)
27. Antoine Atallah (architecte)
28. Sahar al-Attar (rédactrice en chef du Commerce du Levant)
29. Christiane Audi (présidente de la Fondation Audi)
30. Gérard Avedissian (metteur en scène)
31. Akl Awit (journaliste, écrivain)
32. Chawki Azouri (psychanalyste)
33. Ayman Baalbaki (artiste)
34. Dr Mohammad Badaoui (professeur d’université)
35. Joseph Bahout (professeur d’université, chercheur)
36. Hoda Barakat (écrivaine)
37. Saleh Barakat (galeriste)
38. Karim Basbous (architecte)
39. Dr Noha Baz (pédiatre)
40. Patrick Baz (photographe)
41. Nadine Begdache (galeriste)
42. Gérard Bejjani (professeur d’université, écrivain)
43. Hala Bejjani (directrice de Kulluna Irada)
44. Abbas Beydoun (poète)
45. Karim Émile Bitar (professeur à l’USJ)
46. Nada Boulos (galeriste)
47. Naji Boulos (publicitaire, consultant)
48. Lucien Bourjeily (metteur en scène)
49. Jocelyne el-Boustany (écrivaine, chercheuse)
50. Nora Boustani (journaliste)
51. Rafic Boustani (écrivain, démographe)
52. Soha Bsat Boustani (consultante aux Nations unies)
53. Fady Bustros (consultant)
54. Sabine Bustros (activiste)
55. Brigitte Caland (professeure à l’AUB)
56. Rabih el-Chaer (consultant)
57. Sara Chahine Ammar (enseignante)
58. Ali Chahrour (chorégraphe, danseur)
59. Jihad Chamas (activiste)
60. Père Jad Chebli (s.j.)
61. Hanan el-Cheikh (écrivaine)
62. Joanna Chevalier (directrice artistique de Beirut Art Fair)
63. Dr Pamela Chrabieh (professeure d’université)
64. Jean-Claude Codsi (cinéaste)
65. David Corm (éditeur)
66. Joseph Courbage (démographe)
67. Antoine Courban (professeur d’université)
68. Fadlallah Dagher (architecte)
69. Salim Dahdah (ancien PDG du Casino du Liban)
70. Pierre Daher (directeur de la LBCI)
71. Hadi Damien (activiste)
72. Père Fadi Daou
73. Hind Darwich (éditrice)
74. Ivan Debs (illustrateur)
75. Nada Debs (créatrice)
76. Nasri Diab (professeur d’université)
77. Dinah Diwan (architecte, peintre)
78. Georges Dorlian (professeur d’université)
79. Jabbour Douaihy (écrivain)
80. Anne-Marie Eddé (professeure émérite à la Sorbonne)
81. Dominique Eddé (écrivaine)
82. Maroun Eddé (cofondateur de Murex)
83. Salim Eddé (cofondateur de Murex)
84. Georges Eid (journaliste)
85. Arwad Esper (programmatrice artistique)
86. Hala Fadel (managing partner de Leap Ventures)
87. Johnny Farah (designer)
88. Simone Fattal (artiste)
89. Mona Fawaz (professeure à l’AUB)
90. Mona Fayad (professeure d’université)
91. Rached Fayed (journaliste)
92. Jean-Pierre Frangié (avocat)
93. Samer Frangié (professeur d’université)
94. Michèle de Freige (journaliste)
95. Monalisa Freiha (journaliste)
96. Emma Gannagé (professeure d’université)
97. Léna Gannagé (agrégée des facultés de droit)
98. Myrna Gannagé (psychologue)
99. Fady Gemayel (ingénieur télécom)
100. Père Ronney el-Gemayel (s.j., directeur du Cedrac–USJ)
101. Dima Germanos Besson (psychologue)
102. Marcel Ghanem (journaliste)
103. Pascal Hachem (artiste)
104. Abdallah Haddad (activiste)
105. Antoine Haddad (professeur d’université)
106. Diala Haddad (architecte paysagiste)
107. Joumana Haddad (écrivaine, activiste)
108. Rana Haddad (architecte)
109. Joanna Hadjithomas (artiste)
110. Élie el-Hage (journaliste)
111. Patricia Hakim (écrivaine)
112. Hanane Hajj Ali (dramaturge)
113. Youssef Haïdar (architecte)
114. Hiam Halawi (enseignante)
115. Shady Hamadeh (directeur de l’ESDU-AUB)
116. Lina Hamdane (activiste)
117. Jamil Ali Hassan (entrepreneur)
118. Abdallah Hatoum (créateur)
119. Mona Hatoum (artiste)
120. Karina el-Helou (curatrice)
121. Khalil Hélou (professeur d’université, général à la retraite)
122. Madeleine Hélou (ancienne vice-présidente du Festival de Baalbeck)
123. Philippe Hélou (cofondateur de Murex)
124. Joseph el-Hourani (architecte)
125. Alia Ibrahim (journaliste)
126. Bélinda Ibrahim (éditrice)
127. Hicham Jaber (metteur en scène)
128. Abdul-Halim Jabr (architecte, professeur d’université)
129. Sana’ el-Jaq (journaliste)
130. Khalil Joreige (artiste)
131. Souheil Kach (professeur)
132. Elham Kallab (professeure d’université)
133. Houda Kassatli (anthropologue, photographe)
134. Zeina Kassem (activiste)
135. Jean-Pierre Katrib (activiste)
136. Rabih Kayrouz (créateur en haute couture)
137. Naila Kettaneh-Kunigk (galeriste)
138. Père Gabriel Khairallah, (s.j., professeur de littérature à l’USJ et à Sciences Po Paris)
139. Talal Khawaja (professeur à la retraite)
140. Antoine Khoury Tawk (ancien chef de municipalité)
141. Eli Khoury (spécialiste en communication)
142. Elias Khoury (écrivain)
143. Fouad el-Khoury (photographe, cinéaste)
144. Gisèle Khoury (journaliste)
145. Liliane Khoury (professeure à l’USJ)
146. Marwan el-Khoury (mathématicien)
147. Melkar el-Khoury (activiste)
148. Cheikh Michel el-Khoury (ancien gouverneur de la BDL)
149. Rana Khoury (activiste)
150. Imad Komayha (journaliste)
151. Albert Kostanian (journaliste)
152. Nadine Labaki (cinéaste)
153. Lynn Maalouf (chercheuse, activiste)
154. Amal Makarem (journaliste, écrivaine)
155. Ziyad Makhoul (ancien rédacteur en chef de L’OLJ)
156. Georgia Makhlouf (écrivaine)
157. Chibli Mallat (avocat)
158. Janane Mallat (productrice TV)
159. Mohammed Matar (avocat)
160. Paul Matar (musicologue)
161. Saoud el-Mawla (professeur d’université)
162. Fadi Melhem (avocat)
163. Sam Menassa (chercheur)
164. Ayman Mhanna (directeur de l’ONG SKeyes)
165. Nada Mhanna (activiste)
166. Lameh Mikati (professeur d’université)
167. Wajdi Mouawad (écrivain, dramaturge)
168. Alia Moubayed (économiste)
169. Claude Moufarege (artiste peintre)
170. Roger Moukarzel (photographe)
171. Nadine Moussa (avocate)
172. Kamal Mouzawak (entrepreneur)
173. Malek Mroué (journaliste)
174. Jyad Murr (directeur de médias et organisateur de concerts)
175. Sami Nader (économiste, analyste politique)
176. Fouad Naïm (journaliste, peintre)
177. Alexandre Najjar (avocat, écrivain)
178. Sobhia Najjar (journaliste)
179. Nahida Nakad (ancienne directrice de la rédaction de France 24)
180. Maya Nassar (écrivaine)
181. Colette Naufal (directrice du BIFF)
182. Joseph Nehmé (avocat)
183. Vatcheh Nourbatlian (professeur d’université)
184. Hassan Ramadan (urologue)
185. Jean Riachi (PDG de la FFA Private Bank)
186. Hassane Rifaï (avocat)
187. Bahjat Rizk (avocat et écrivain)
188. Wissam Saadé (journaliste, professeur d’université)
189. Dima Sadek (journaliste)
190. Marc Saghié (journaliste)
191. David Sahyoun (psychanalyste)
192. Nasser Saïdi (ancien ministre)
193. Oussama Salam (ingénieur, entrepreneur)
194. Ghassan Salhab (réalisateur)
195. Sana Salhab el-Khalil (enseignante)
196. Tania Saleh (chanteuse)
197. Paul Salem (président du Middle East Institute)
198. Ahmad Salman (ancien directeur general d’as-Safir)
199. Farès Sassine (écrivain)
200. Mona el-Sayegh (céramiste)
201. Ziad el-Sayegh (consultant)
202. Antoun Sehnaoui (directeur de la SGBL)
203. Nada Sehnaoui (artiste)
204. Leila Shahid (sociologue, ex-ambassadrice)
205. Lokman Slim (chercheur)
206. Monika B. Slim (chercheuse)
207. Salah Stétié (écrivain)
208. Nayla Tabbara (vice-présidente de la fondation Adyan)
209. Ibrahim Tabet (écrivain)
210. Jad Tabet (président de l’ordre des ingénieurs et des architectes)
211. Sary Tadros (blogueur)
212. Yakzan el-Takki (journaliste)
213. Nayla Tamraz (professeure à l’USJ)
214. Louis Tannoury (sommelier)
215. Alfred Tarazi (artiste)
216. Talal Tohmé (journaliste)
217. Nadine Touma (écrivaine)
218. Hala Wardé (architecte)
219. Mohammad Wehbé (architecte)
220. Fathi el-Yafi (professeur d’université)
221. Gabriel Yared (musicien)
222. Akram Zaatari (producteur)
223. Talal Zeidan (architecte)
224. Jihad el-Zein (journaliste, écrivain)
225. Asmahan Zein (présidente de la LLWB)
226. Nada Zeineh (designer)
227. Zeina Zerbé (psychanalyste)
228. Lamia Ziadé (dessinatrice, écrivaine)
Make no mistake: the cancellation, under duress, of the Mashrou ‘Leila concert, scheduled for August 9, is an attack on the rule of law and freedom of expression.
Admitted to a campaign of demonization of an incredible violence against the Lebanese rock band, the International Festival of Byblos announced last Tuesday to have made this decision “in order to avoid bloodshed and in order to preserve the security” of the according to its terms. Although this decision is driven by a concern for responsibility that contrasts with the collective unreason of recent weeks, we can only regret it, as it sounds like an admission of helplessness in the face of political or religious obscurantism.
We immediately reaffirm our commitment to religious pluralism and respect for the faith of every believer, as well as the freedom of everyone not to believe, in a region where these principles are every day a little more threatened. However, and regardless of our sensitivities and differences of opinion on the grievances against this group, we can only be indignant at the sequence of events that led to this renunciation.
Indignant that no action has so far been taken by the authorities against the irresponsible party cadres and marginal groups who have called for preventing this event by force and multiplying the incitement to violence (sometimes going as far as calling for murder ). And even as members of the group were very quickly summoned by the judicial authorities, which found no violation of the law on their part nor banned the event.
Indignant that despite this discharge, some religious authorities have persisted in yielding to the temptation of imitation mimicry – especially on the pretext that the group had not publicly made his mea culpa. If our law effectively limits the freedom of expression, especially in matters of religion, it has not provided anywhere for this substitution of the spiritual authorities to the judiciary!
Indignant finally by the attitude of the political and elected parties that have played the overbid of the withdrawal of identity. In a context of obvious regression of individual freedoms and at a time when the country faces serious financial, security and social challenges, was it wise to give its youth a new reason to despair?
At a time when this coup de force of the logic of fear against reason risks imposing itself as a jurisprudence of fact and force infringing the freedom of expression of artists and the cultural influence of the country, we ask :
– to the Lebanese State and its representatives, starting with the President of the Republic, guardian of the Constitution, to take full advantage of their powerlessness in this matter. This implies that justice does not leave the misdeeds of hate propagators unpunished, today and in the future, regardless of their community or political affiliation. As for the Ministry of the Interior, it is his responsibility to fully guarantee the security of any authorized cultural event. This is the raison d’être and the credibility of the rule of law;
– the political and religious leaders who have demanded and obtained this annulment to remind their faithful and supporters that the freedom of expression of their convictions can not cross the limits of law, civility and tolerance;
– finally and above all, to our fellow citizens of all persuasions who share this indignation to join this call and to remain more than ever vigilant in the face of such abuses. It is our duty to all to ensure that our country remains faithful to its vocation, to be “a message of freedom and an example of pluralism for both the East and the West” (John Paul II).

Source: https://www.lorientlejour.com/article/1181476/liberte-dexpression-ne-cedons-pas-face-a-la-violence-.html

Paying homage to Professor Naim Chrabieh

Paying homage to my father Professor Naim Chrabieh who passed away on April 16, 2017.

SPNC was founded in Lebanon by the late Professor Naim Chrabieh in 1976 as full-fledged training sessions for university entrance exams. Professor Chrabieh was a pioneer in developing such sessions in the country which have acquired notoriety without equal, particularly training sessions for the St Josef University’s Schools of Medicine and Engineering entrance exams. A renowned physicist, peer educator, and producer of scientific knowledge, Professor Chrabieh combined excellence in academic communication with innovation in learning. He was a Civil Engineer, Dean of the Physics Science Department at Notre-Dame Jamhour’s College, and Professor of Physics at the School of Medicine at St Joseph University. In addition, he was the author of several scientific and pedagogical publications, as well as of national references in teaching and learning Physics.

Au colloque “Les communautés de l’Etat du Liban” à l’USEK

Ce fut un plaisir de revoir et de rencontrer des collègues du Québec, et de modérer la 4e table ronde du colloque “Les communautés de l’Etat du Liban” organisé par le Centre de Recherche sur les Minorités au Moyen-Orient (RCMME) et le Centre de Recherche Société, Droit et Religions de l’Université de Sherbrooke. Avec les intervenants Mirna Bouzeid, Pierre Noel et Claude Gelinas. Un grand merci au Prof. Sami Aoun, ainsi qu’aux P. Jean Akiki et Georges Yarak pour l’invitation. Certes, les perspectives comparatives entre le Canada et le Liban devraient se poursuivre vu qu’elles permettent les décentrements nécessaires afin de repenser la gestion de la diversité.

Concours médecine et dentaire USJ Janvier 2019: Félicitations!

Félicitations à tous(tes) ceux et celles qui ont réussi le concours d’entrée aux Facultés de Médecine et Médecine dentaire de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth.

Nous sommes heureux(es) d’annoncer que le taux de réussite du concours de janvier 2019 suite aux sessions collectives et individuelles de SPNC en 2018 s’élève à plus de 55%.

Nous rappelons que la culture générale a le plus haut coefficient, d’où la nécessité d’une préparation stratégique des mois à l’avance.

Contactez Dr. Pamela Chrabieh pour plus d’informations sur les sessions du printemps pour le concours de juin 2019 au +9613008245 ou par email: pchrabieh@spnc.co

Du choc des titans et de la culture de la guerre

Mon article paru ce matin dans l’Orient-le-Jour (Beyrouth – Liban) sur la nécessité de déconstruire la culture de la guerre et d’édifier une culture de la paix. C’est le énième article que je publie sur ce sujet depuis les années 90. La guerre est continue au Liban. Elle n’est pas que physique, elle est surtout psychologique et culturelle.

Voilà des années que le Liban vit au rythme de guerres de paroles, de mémoires meurtries, d’identités meurtrières, d’autoritarisme et de crises sociopolitique, économique et environnementale.

Dans cette saga libanaise aux allures de choc de titans, les héros ont bel et bien disparu, laissant la place aux fanatiques, démagogues, corrompus, méduses, sorcières du Styx, montagnes de détritus, scorpions monstrueux, sacrifices humains et maléfices de Hadès.

Près de trois décennies après la fin des combats, il est triste de constater que le pays n’est pas en mode « postguerre ». En fait, la guerre est continue, et les leçons qui auraient dû être tirées n’ont pas pu l’être, justement parce qu’une véritable construction de la paix n’a pas eu lieu, et ce en dépit des initiatives de certains groupes et individus œuvrant pour la convivialité et un système sociopolitique aconfessionnel assurant l’unité dans la diversité des voix(es) libanaises. Une chose est de faire taire les canons, de faire disparaître les frontières territoriales et de constamment faire miroiter bonheur et prospérité ; une autre est de renouer le contact entre les communautés et d’établir des liens solides au-delà des dissensions et des clivages.

Comment penser et vivre une catharsis salutaire lorsque le Kraken de la culture de la guerre constitue la toile de fond du Liban contemporain? Cette culture s’impose comme réalité du quotidien physique et virtuel. Avec son cortège de djinns et de démons, elle enflamme les esprits, sème la zizanie et ravage les vies. Elle est à la fois le produit et le producteur de choc de titans, un cercle vicieux formé d’oppresseurs et d’opprimés, d’accapareurs de pouvoir, de démunis et de boucs émissaires.

Chaque instant qui passe sous l’emprise de la culture de la guerre creuse davantage le fossé entre Libanais, sanctifie l’assassinat du semblable et du différent, transforme le meurtre en devoir, banalise les suicides individuel et collectif, et interdit toute réflexion critique, toute évolution et toute richesse émanant de la diversité.

Tant que la culture de la guerre sévit dans les cœurs, les criminels continueront de perpétrer leurs crimes et les victimes de mourir par omission. Tant que cette culture existe, l’étripage des dieux se poursuivra. Tant que l’hégémonie culturelle est celle de la guerre et non de la paix, on ne pourra garder l’espoir face aux bouchons inextricables du passé et à la léthargie étouffante du présent, révéler les non-dits, muer la douleur en souvenir fondateur et retenir la principale leçon de la guerre, de toute guerre : qu’elle ne se reproduise plus.

SOURCE: https://www.lorientlejour.com/article/1157956/du-choc-des-titans-et-de-la-culture-de-la-guerre.html

Préparation aux tests de culture générale au Liban – Concours d’entrée USJ Juin 2019


51753206_2241943635866267_4878936110698332160_n


Intéressé(e) par l’ESIB (Génie) et l’INCI, la médecine, la pharmacie et les sciences médicales (FM-FMD-FP et nutrition) à l’USJ-Beyrouth ?

Un entraînement personnalisé à la culture générale sera dispensé de mars à juin pour une préparation optimale aux concours d’entrée de la fin juin 2019.

Le test de culture générale a le plus haut coefficient et nécessite un apprentissage stratégique adapté au niveau et aux besoins de chaque étudiant(e).

Contactez Dr. Pamela Chrabieh pour plus d’informations au numéro suivant +9613008245 ou par email: pchrabieh@spnc.co